Formation "savoir animer un groupe de parole

Il s’agissait d’une formation sur l’animation d’un groupe de parole, d’une durée d’environ trois heures. Elle était animée par François Marius, psychologue spécialisé en victimologie à l’hôpital de Moulins, qui anime également plusieurs groupes de parole, notamment pour les proches de personnes trans et les proches de personnes souffrant d’addictions.

La formation s’est largement appuyée sur des exercices interactifs et des mises en situation. Par exemple, nous avons coanimé un groupe de parole avec un bâton de parole — en l’occurrence, un « canard de parole ». Léon et moi nous sommes prêté·e·s à l’exercice.

Un deuxième exercice, dirigé par Arthur et Guenièvre, consistait à avoir les yeux bandés. En une minute, des participant·e·s se portaient volontaires pour raconter un souvenir agréable. L’objectif était d’apprendre à gérer le temps, à ne pas forcer les personnes à s’exprimer et à faciliter la verbalisation des participant·e·s.

François aurait souhaité proposer d’autres exercices, mais, par manque de temps, cela n’a pas été possible.

Nous avons également revu ensemble la définition d’un groupe de parole, le rôle et la posture de l’animateur·rice, les outils pouvant être utilisés pour favoriser l’interaction (comme l’exercice des bandeaux), ainsi que les règles de base d’un groupe de parole. Un déroulé classique a été présenté, accompagné de moyens mnémotechniques pour retenir les règles essentielles à un cadre sain et sécurisant.

La formation était très conviviale. Il y a eu de nombreux échanges d’expériences et de craintes concernant la gestion de situations spécifiques au sein d’un groupe de parole. Nous étions dix en présentiel, et Cadok participait en visioconférence.

En fin de session, François nous a proposé un tour de table afin que chacun·e partage un point positif et un point d’amélioration.

Globalement, les retours positifs ont souligné que la formation avait permis de répondre à de nombreuses interrogations et zones de flou. Elle a également aidé à poser une ligne directrice claire concernant les bases d’un groupe de parole : comment le structurer, comment le gérer, et quelle posture adopter en tant qu’animateur·rice.

Les points négatifs étaient plus minoritaires. Ce qui est principalement revenu concerne la contrainte de temps. Une formation sur une journée complète aurait sans doute permis d’approfondir davantage et de proposer plus d’exercices. Toutefois, chacun·e avait conscience que l’organisation d’un tel format n’est pas toujours simple.

Reportrice spéciale AMC : June

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